Cécile

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis une femelle hominidée de l’ordre des primates partageant ma vie avec un autre hominidé mâle de mon âge, avec lequel j’ai enfanté de deux autres hominidés mâles. Notre ADN est plus proche de celui du chimpanzé que de celui du gorille. Dès lors, je me sens particulièrement bien dans les sociétés ou micro-sociétés où on se fait des papouilles et des grimaces.

Comment as-tu découvert l’improvisation théâtrale ?

En assistant à un spectacle d’improvisation théâtrale, il y a bien des années de cela, à la salle de spectacle Jacques Tati à Orsay.

Qu’aimes-tu dans le théâtre d’improvisation ?

Prendre du plaisir avec des personnes qui ont envie de prendre du plaisir également (en tout bien tout honneur, contrairement à ce que l’on pourrait penser de moi à la lecture de ma réponse à la première question, confirmant mon apparenté avec les bonobos…).

Aimes-tu monter sur scène ?

Je suis surtout intéressée par le retour public à cette occasion. Monter sur scène ne me fait pas spécialement peur, je ne ressens pas d’angoisse, de palpitation à cette idée, mais ça n’est pas spécialement mon but principal non plus dans ma pratique de l’improvisation théâtrale. Par contre, j’aime particulièrement découvrir de nouvelles troupes dans le cadre de rencontres de type catch ou match d’improvisation théâtrale.

Raconte-nous une improvisation que tu as jouée et qui t’as marquée

Je devais jouer un personnage passant une annonce. J’ai joué une grenouille cherchant un prince charmant qui voudrait bien (enfin) venir l’embrasser pour redevenir princesse. Au fur et à mesure, je remettais en doute le fait que retour à mon état d’hominidé soit réellement celui d’une princesse… Au final, dans mon désespoir de batracienne, j’avais ouvert ma requête à tout mâle prêt à lécher mes pustules repoussantes…

Quand tu rencontres quelqu’un et que tu lui dis que tu fais de l’impro, comment lui expliques-tu la discipline ?

C’est du théâtre, sauf que tu n’as pas de texte à y apprendre. Ton rôle, le contexte, ton texte, ton humeur, tu les improvises sur place, en fonction des éléments qui te sont imposés au départ, ainsi que du jeu de tes partenaires.

Ce qui te plaît le moins en impro ? Le plus en impro ?

Ce qui me plaît le moins : être accompagnée de personnes qui ont une telle estime de leur niveau d’improvisation théâtrale qu’ils se croient en droit de se montrer méprisants.

Ce qui me plaît le plus : une forte convivialité qui se ressent aussi bien entre partenaires de jeu que par le public.

Qu’est-ce que t’apporte l’improvisation au quotidien ?

En fait, le quotidien, c’est de l’improvisation ! Comme le dit si bien notre responsable artistique : « Je suis née, depuis j’improvise ! ». Alors pour répondre réellement à cette question, je dirais : l’improvisation théâtrale m’aide tout simplement à vivre au jour le jour ce qui m’arrive en fonction de mes plans de départ approximatifs et des aléas qui les contraignent. Tout cela parmi mes semblables parmi lesquels je suis en perpétuelle recherche d’adeptes de joyeuses singeries.

Un dernier mot ?

L’improvisation théâtrale ? L’essayer, c’est l’adopter !

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