Sabrina

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour,

Je m’appelle Sabrina. J’ai 31 ans, un mari et une petite fille adorable. Je suis chargée de scolarité à l’institut Villebon Georges Charpak. Accessoirement, il m’arrive de créer des sites web (comme celui du Cippil ou Zekitchounette). C’est un hobbies.

Je fais aussi du crossfit (je vous laisse regarder sur google pour en savoir plus) 2 à 3 fois par semaine, et de la capoeira.

Comment as-tu découvert l’improvisation théâtrale ?

Mon mari m’a amené voir un match de théâtre d’improvisation la première fois à Toulouse. J’ai bien aimé le concept et le spectacle mais n’envisageais absolument pas d’en faire.

Je manquais cruellement de confiance en moi et mon mari me poussait à en faire. Je refusais à chaque fois en prétextant le prix un peu trop élevé. C’est en nous installant à Palaiseau que nous avons découvert l’annonce du Cippil qui défiait toute concurrence. J’y suis allée bon grès mal grès et j’ai adoré. J’ai bien aimé les jeux d’échauffement, l’ambiance, et d’autres petits trucs que seuls les joueurs d’improvisation peuvent connaître (il faut en faire pour savoir;))

Qu’aimes-tu dans le théâtre d’improvisation ?

C’est sortir des sentiers battus, même si ce n’est pas toujours facile. J’ai un jeu assez classique, mais quand j’arrive à déconnecter mon cerveau, je peux faire de bons personnages, et de belles improvisations. J’aime aussi l’ambiance de groupe où tout le monde se respecte et vient avec son univers. Il n’y a pas de moqueries, jamais. Tout le monde vient comme il est, on accepte !

Aimes-tu monter sur scène ? Pourquoi ?

Généralement oui, même s’il est un peu difficile de jouer les deux premières impros.

J’ai toujours fait un peu de scène dans ma vie. Avant de faire du théâtre d’improvisation, je faisais de la danse. J’ai enseigné la danse à deux aux étudiants de l’Université Paul Sabatier pendant 3 ans et fait beaucoup de spectacles de danses folkloriques (Aveyronnaise et Toulousaine) durant mon adolescence. La scène, j’aime ça et elle ne me fait pas peur !

Par contre, en improvisation, ce n’est pas tout à fait pareil. On se livre à 100 %, on ne peut pas se cacher. Le trac monte en coulisse et la tension redescend dès que l’on se met à jouer avec les copains. Les applaudissements et les rires du public nous permettent de savoir si nous sommes dans le vrai ou non. Les réactions du public sont immédiates. Et c’est ça que j’aime.

Racontes-nous une improvisation que tu as joué et qui t’a marquée

Ce n’était pas en spectacle mais pendant un entraînement. Nous travaillions la catégorie musicale qui consiste à jouer sur la musique sans parole.

Notre improvisation racontait le meurtre d’un homme. Sa femme (moi) est rentrée dans une rage folle en voyant le meurtrier et à commencer à s’acharner dessus. Un flot d’émotions a déferlé en moi. Mon coéquipier du moment a ramassé une vraie gifle (et je m’en excuse).

Cette catégorie est magique quand on lâche prise et qu’on se laisse guider par la musique et par les joueurs. L’écoute passe par le regard, l’observation de l’autre et le ressenti de la musique. J’en garde un souvenir marquant.

Quand tu rencontres quelqu’un et que tu lui dis que tu fais de l’impro, comment lui expliques-tu la discipline ?

Que cela lui permettra de mieux se connaître, de rencontrer de nouvelles personnes, de lâcher prise, de se défouler. Ensuite seulement, j’entre dans les détails d’une improvisation, sans texte, sans décor, sans parachute. Et surtout, j’insiste sur le fait que l’improvisation est faite pour tout le monde. Un des joueurs du Cippil avait 80 ans !

Ce qui te plaît le moins en impro ? Le plus ?

Le moins est le manque de temps que je peux accorder au Cippil (surtout en ce moment), mais le gros plus est une troupe chaleureuse avec laquelle ont prend plaisir à jouer et partager.

Qu’est-ce que t’apporte l’improvisation au quotidien ?

Ma capacité d’écoute s’est améliorée, ainsi que ma capacité à prendre du recul sur des situations. Il m’est déjà arrivé d’utiliser des techniques vues en entraînement lors de discussions compliquées. Cela m’a été d’une grande aide. On apprend tout le temps en impro, c’est valable dans la vie quotidienne aussi.

Un dernier mot ?

Voilà une activité qui peut convenir à tous, petits, grands, introvertis ou extravertis. L’essayer c’est apprendre à se connaître, s’écouter, se développer (avec les autres).

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